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Leclerc poursuit son développement


Finalmente um modelo inovador que vale a pena ser investigado com carinho. Falo isto de cadeira, pois lá nos idos de 1990, tentamos desenvolver um modelo de franquias no Grupo Pão de Açúcar, mas desistimos rápido. Em ambiente inflacionário, era uma missão impossível. Será que estes franceses puseram um ovo em pé? É bom lembrar, principalmente para os leigos no ramo, que a França sempre foi a grande fonte de inovação do grande varejo.

Depuis 1992, les hypermarchés E.Leclerc sont présents en Espagne. Aujourd’hui au nombre de dix, ces sortes de coopératives appliquent ici le même mode de fonctionnement qu’en France. En clair, chaque hypermarché est une société indépendante avec un propriétaire différent. L’association de tous forme le mouvement E.Leclerc. Un groupe qui surfe sur la crise avec une croissance positive en 2009. Rencontre avec le Directeur commercial du groupe en Espagne, Javier Fernandez Simal.

Javier Fernandez Simal, Directeur commercial de Leclerc en Espagne.  Photo X/DR.Javier Fernandez Simal, Directeur commercial de Leclerc en Espagne. Photo X/DR.

De quand date l’implantation de Leclerc en Espagne ?
De 1992. C’est le Français Patrick Rigault qui travaillaient pour le groupe Leclerc en France qui a décidé d’ouvrir le premier hypermarché Leclerc à Pampelune. A l’époque, en France, il était déjà difficile de trouver des terrains. En Espagne, au contraire, il y avait de réelles possibilités de croissance dans le secteur des hypermarchés.  D’autres ont ainsi suivi à Ciudad Real, Soria, Aranjuez, Salamanque… Presque tous les propriétaires sont Français. Aujourd’hui le groupe compte dix hypermarchés en Espagne.

Comment devient-on propriétaire d’un magasin Leclerc ?
Par un système de parrainage. Pour ouvrir un hypermarché il faut avoir occuper un poste à responsabilité au sein du groupe et être parrainé par un des propriétaires. Puis il faut présenter un projet et se faire appuyer aussi bien moralement que financièrement par les autres patrons de magasins. Et c’est seulement une fois que l’hypermarché produit des bénéfices, c’est-à-dire en moyenne au bout de trois ou quatre ans, que le «postulant» devient «adhérent» et propriétaire lui-même. Nous sommes l’unique entreprise de la grande distribution où l’on peut devenir patron du magasin. Même si l’on a commencé par mettre en rayon…

Qu’implique cette fonction ?
Chaque propriétaire doit respecter les principes de la marque. Tout d’abord il s’agit d’être le moins cher en tout. Des audits sur les prix sont organisés régulièrement dans les hypermarchés pour vérifier qu’ils sont les plus bas du marché. D’autre part, pour exploiter la marque, chacun verse une cotisation, sous forme d’un très faible pourcentage des ventes, qui sert à couvrir les frais du siège aussi bien en Espagne qu’en France. Enfin, chaque hypermarché adhère à une centrale, Scaber, une sorte de coopérative formée par les propriétaires.

C’est une sorte de franchise?
Non. Ce n’est pas un système de franchise ne serait-ce que parce que rien n’oblige un propriétaire d’hyper à acheter auprès de la centrale. Leclerc, c’est tout simplement l’union de plusieurs chefs d’entreprise. Une sorte de coopérative où chaque adhérent remplit des fonctions au sein du siège. Par exemple, le propriétaire du E.Leclerc de Pampelune, Patrick Rigault, est aussi le Président du groupe en Espagne et le responsable des affaires financières. Celui d’Aranjuez se charge de l’expansion, celui de Ciudad Real de la partie commerciale…

Quels atouts possédez-vous par rapport à un groupe de distribution traditionnel ?
Notre avantage c’est de pouvoir réagir rapidement et librement à la demande des clients. Les hypermarchés Leclerc sont des structures plus légères que les autres hypers. Etant indépendant, on contrôle aussi mieux les dépenses. Notre force est de pouvoir acheter par le biais de la centrale d’achat du groupe et profiter ainsi des prix de gros négociés sur certains produits comme les meubles, tout en ayant la liberté de choisir les produits des producteurs locaux afin de satisfaire notre client, soigner la proximité et trouver le meilleur prix.

Quelle est la part de marché du groupe ?
En France elle tourne autour de 18,5% tandis qu’en Espagne nous sommes à environ 1% de part de marché. Nous sommes la première enseigne européenne de commerçants indépendants.

Vous n’êtes pas présent à Madrid ou Barcelone, pourquoi ?
Notre objectif est avant tout d’être leader là où nous sommes. Croître peu mais bien, en restant fort et sain. Nous n’avons pas nécessairement besoin d’être à Madrid ou Barcelone. Tout dépend des opportunités. Nous avançons doucement et toujours en étant sûrs de nous. Avant chaque implantation, nous réalisons par exemple trois études pour vérifier la viabilité du projet. Personne ne nous impose de politique d’expansion. Cela nous évite d’investir à tout prix pour ensuite connaître des difficultés. Comme cela arrive à certains…

D’ailleurs comment se porte le groupe en ce moment ?

Bien. En 2009, nous avons augmenté notre facturation de 1,63% en surface comparable et de 3,65% au total avec un chiffre d’affaires de 293,5 millions d’euros. Nous continuons aussi à nous développer. Après l’hypermarché de Trujillo en 2008, nous en avons ouvert un autre en 2009 à Almendralejo et fin avril, nous inaugurerons celui de Murcie. Et nous avons beaucoup de nouveaux établissements de prévus. Celui de Seseña par exemple est aujourd’hui paralysé du fait de la crise immobilière mais il est prêt et nous n’attendons que le bon moment pour l’ouvrir.

La crise ne vous affecte pas ?
Disons que nous avons la chance d’être au plus proche des besoins du client. Et le prix étant la principale caractéristique des magasins Leclerc, nous attirons de plus en plus de clients qui cherchent à surveiller leurs dépenses.

C’est presque un bon moment pour vous?
Effectivement, de par certains aspects, cette période représente une opportunité. D’une part parce que les clients cherchent aujourd’hui encore plus qu’hier les prix les moins chers du marché. Ensuite parce qu’en termes de développement, il y a beaucoup de locaux intéressants en vente.

Comment voyez-vous l’avenir du secteur de la grande distribution en Espagne?

Le processus de concentration va encore augmenter. Les petits auront tendance à disparaître mais je pense que les très grands hypermarchés aussi vont perdre une partie de leur clientèle. Les gagnants seront les supermarchés de proximité de taille moyenne, entre 1000 et 2000m2, car ils allient les prix et les atouts du commerce de proximité. Or on sait que les petits commerçants de proximité restent encore très importants en Espagne. La preuve : ceux qui affichent les meilleurs résultats ce sont les Mercadona, les Eroski City ou les Carrefour Express… Les hard -discounters de type Lidl vont continuer leur fort développement. Pour notre part, nous continueront de croître car notre modèle est sain.

Fonte: Le Courrier d’Espagne

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